La réaction de l’église face à la montée de la drogue et des violences urbaines

Par Abraham :

Séminaire PCV, Mokolo, 26-30 juin 2017

C’est le vendredi 23 juin que j’ai pris congé de ma petite famille pour me rendre finalement à Mokolo (au lieu de Maroua). Par la grâce de Dieu je suis arrivé le dimanche après-midi après une escale à Maroua où j’ai passé la nuit de samedi à dimanche.

Le lendemain matin, les premiers participants sont arrivés surtout ceux qui sont à des centaines de kilomètres (le séminaire était régional).

Il faut rappeler que le séminaire a été organisé par l’association SECADUR (Service Chrétien d’Appuis au Développement Urbain et Rural) et adressé aux églises c’est pourquoi les participants étaient principalement des pasteurs.

Le séminaire a effectivement démarré l’après-midi, comme prévu, avec au total 26 participants inscrits. Nous avons été marqué par l’impatience de la majorité des participants qui se sont inscrits avant le délai fixé. Généralement c’est le jour du séminaire que certains viennent prendre leurs inscriptions.

Selon quelques participants, le thème : « La réaction de l’église face à la montée de la drogue et des violences urbaines  » est accrocheur et les a motivés à ne pas manquer ce rendez-vous surtout que les communautés en sont victimes.

Pour avoir la même longueur avant de démarré le séminaire, un atelier a été proposé aux participants en formant 3 groupes de réflexion. L’une des questions phares était de proposer une solution définitive au phénomène de drogue et de violences urbaines.

Les ateliers …

Atelier I :

Sujet de réflexion :

  1. Que vous inspire le thème ? En d’autres termes, quelles sont vos attentes ?
  2. Citer les différentes formes de drogues et violences urbaines.
  3. Proposer une solution définitive à la problématique de la drogue et des violences urbaines.

A l’une des questions posées, j’étais satisfait d’avoir pour réponse qu’il faut sensibiliser et enseigner à la base, en d’autres termes enseigner les parents pour prévenir.

Je n’ai pas apporté une formule pour arrêter les phénomènes décrits plus haut mais ai dit qu’ensemble nous pouvons protéger les générations futures en commençant par mettre nos enfants à l’abri, la grâce de Dieu nous précède et nous accompagne. Nous avons donc commencé le séminaire.

La session 1 : Construire une relation parent-enfant : cette session étant très dense et très riche, certains participants disaient que c’était déjà suffisant pour protéger leurs propres enfants.

Chaque session était précédé d’un atelier de réflexion pour me permettre de savoir ce qu’en pense les participants et aussi de jauger la situation dans chaque famille.

Les autres ateliers

Les participants étaient aussi très édifiés par chaque activité.
Nous avons formé en tout 19 groupes de réflexion pour 5 ateliers de 4 sujets.
Le travail était intense pour les participants.

Quelques photos prises lors des travaux en atelier :

Renforcement des capacités

Les renforcements de capacités ont permis d’approfondir la formation, de mettre les participants dans la posture d’enseignant car chacun devra faire la restitution dans sa communauté.

…Encouragement et exhortation de l’association SECADUR…

Le frère Jean-Marc, organisateur de ce séminaire a remercié les participants pour les efforts consentis. Il a aussi expliqué comment un tel séminaire peut être organisé, et ainsi présenter SECADUR. Pour terminer il accorda la parole à l’un des membres (venu avec lui pour la circonstance) qui ont soutenu l’organisation de ce séminaire. Papa Guiyéké Jean a exhorté les participants à mettre en pratique ce qu’ils ont reçu en commençant par leurs propres familles.

…Parole aux participants…

Lors de l’évaluation, nous avons recueilli les témoignages de quelques participants :

Patrice : ‘‘Le séminaire vient à point nommé vu les difficultés que nous rencontrons avec la jeunesse, dans nos familles, dans nos églises …’’

Emmanuel G : ‘‘ … je suis comblé… que Dieu bénisse le facilitateur de la formation et le fondateur pour que ce ministère porte des fruits pour le royaume de Dieu’’.

Alphonse : ‘‘Je suis satisfait et comblé par rapport à mes attentes. Que Dieu bénisse les organisateurs et tous ceux qui ont contribué à la réussite du séminaire’’.

Elie : ‘‘Je suis très heureuse de ce cours parce que j’ai découvert beaucoup de chose (directrice) …’’

Philippe : ‘‘… nous en avons bénéficié et sommes édifiés richement par la qualité des enseignements’’.

Abel : ‘‘L’enseignement est bien dispensé et j’aimerai encore participer à l’avenir’’.

Abdias : ‘‘Le thème est d’actualité, la méthodologie est bonne’’.

Barthelemy : ‘‘S’il était possible de donner cette formation chaque année et faire une évaluation sur le terrain’’.

Emmanuel Y : ‘‘Le séminaire m’aidera dans la relation avec mes enfants et aider les autres’’.

Jérémie : ‘‘J’ai trouvé la solution aux problèmes avec mes enfants’’.

Paul K : ‘‘C’est très édifiant. Ce séminaire m’a amené à changer de comportement vis-à-vis de mes enfants’’.

Jean N : ‘‘Le séminaire a été d’une fluidité incroyable. Mes enfants pourraient facilement saisir ce qui a été dispensé, le séminaire a été pratique et non théorique’’.

Lalao : ‘‘Je souhaite que l’on programme une autre session à Mokolo, surtout ATP’’.

Ismaël : ‘‘Ce séminaire m’a vraiment enrichi et me donne du travail, soutenir les moniteurs de l’école du dimanche. J’attends aussi le séminaire « Aimer Sans Regrets »’’.

Makoni : : ‘‘Je souhaite encore davantage continuer’’.

Paul N : ‘‘Ce séminaire m’a aidé à revoir beaucoup de choses dans ma famille, la relation avec mes enfants, revoir le style d’éducation, l’estime à accorder aux enfants …’’.

…Message de clôture…

Au départ le formateur a interpellé les participants à se poser la question « A l’exemple, de Noé, quelle est ma part d’arche à construire pour l’édification du corps du Christ et la transformation de la société ? ».

A la fin des travaux, NOUHOU Paul le pasteur de la ville d’accueil, a exhorté les participants à unir leur force, utiliser les différentes ressources pour barrer la route aux différents fléaux et à enraciner le peuple dans la Parole. Il s’est inspiré d’Exode 17 : 8-16. Nous pouvons faire appel aux personnes ressources pour des problèmes spécifiques. Nous avons clôturé le séminaire par un bon moment de prière et un repas.

 … Photo de famille…

A la fin du séminaire, une photo de famille s’imposait ! Il est vrai que tout le monde ne figure pas sur la photo (il fallait faire avec ceux qui étaient là et prêts…)

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Echos 2017 : Mission Cameroun-Tchad

Par Abraham :

EFF Cameroun

« Je suis émerveillé par le programme ASR, la formation était d’abord extraordinaire et quand je suis allé sur le terrain  j’ai découvert plus de merveilles encore ». C’est avec ces mots que l’un de mes « Timothée » m’a répondu quand je prenais des nouvelles de leurs activités sur le terrain.

Il est bien vrai que je n’ai pas alimenté le blog ces derniers mois, néanmoins les activités quant à elles vont bon train surtout dans la ville de Mokolo et quelques coins. A Dieu soit la gloire !

Actuellement, sept animateurs ASR se déploient dans les établissements de la ville de Mokolo depuis le mois d’octobre pour apporter les enseignements (sous forme de brainstorming) à 942 élèves enregistrés.

Il est vrai que le nombre d’animateurs a augmenté mais l’effectif des jeunes a paradoxalement diminué par rapport à l’année dernière où nous n’étions que deux.

En effet, cette année nous avons ciblé des classes, d’une part nous avions enseigné à plein temps et d’autre part l’expérience joue un rôle important. L’année prochaine j’ai l’espoir que nous toucherons un plus grand nombre par la grâce de Dieu.

Quelques actions en images :

EFF Tchad

Les activités ont bien démarré avec EFF Tchad pour le compte de l’année 2017. La toute première rencontre du bureau s’est tenue en janvier.

Avec le retour de Marie-Christine, le comité est presque au complet. Néanmoins on note l’absence du Président Séraphin Riradjim affecté à Sahr à plusieurs centaines de kilomètres de N’Djamena.

Réunion du comité EF TCHAD tenue en janvier 2017

Les différents animateurs ont d’ailleurs fait la demande aux formateurs. Cette première séance était consacrée au programme ASR, dont voici quelques photos de déroulement de l’interactivité.

Selon Marie-Christine, « les participants au recyclage ASR étaient enchantés ». C’est très encouragent de voir trente personnes actives, se réunir pour approfondir leur formation.

En perspectives

En ce qui me concerne particulièrement, je n’ai pas organisé de séance de formation cette année. Dès le mois d’avril je commence avec une série de formation à Mokolo, merci de me soutenir dans/par vos prières, j’en ai vraiment besoin.

Il faut rappeler que j’avais besoin de m’installer à Yaoundé avec ma petite famille d’où l’obligation d’être stable avant de reprendre pleinement mes activités missionnaires.

D’autres contraintes existent aussi, notre Seigneur est au contrôle, tout ira bien. A Yaoundé et Douala, j’ai pour mission mettre en place des petites équipes ou simplement des nouveaux « Timothée ».

Soyez bénis et priez pour nous.

Projet ASR Mokolo, un an après !


Par Abraham DERECHOLD


Projet ASR Mokolo,
Extrême-Nord Cameroun…
un an après le lancement !

 

mokL’année scolaire 2015/2016 nous a particulièrement marquée notre fils Elohim Aimé, mon épouse Rachel et moi-même. Après la formation que nous avions eu à l’ENS de Maroua, il fallait rendre très utile l’année suivante. Après un moment de prière et de partage avec les bien-aimés, nous avions opté pour Mokolo, l’un des départements (administratif) de la région de l’extrême-nord Cameroun. En mettant le cap sur Mokolo, nous avions des défis (Comment y aller ? Où s’installer ? Avec quels moyens ? Par où commencer ? Et si on ne nous acceptait pas ?…). En fait toutes ces questions paraissent  normales parce que nous sommes humains (j’ai aussi une famille) mais la passion de partager ce que j’ai reçu gratuitement m’excitait fortement. Nous avions mis le cap sur Mokolo et pendant tout notre séjour nous avons à nouveau expérimenté que le Seigneur est de façon permanente avec nous, comme toujours.

Arrivés et installés à Mokolo, nous avions un tout autre défi : comment toucher le maximum de jeunes de plus en plus nombreux à Mokolo ?

La pression de la secte islamiste Boko Haram a conduit à une arrivée massive des réfugiés nigérians (regroupés dans des camps de HCR principalement à Minawao) et aussi des déplacés insérés dans les rues de Mokolo. On a donc assisté à un sur effectif d’élèves dans les établissements scolaires. C’est alors que j’ai fait appel à un animateur formé à Yaoundé. J’avais pour Mission de renforcer ses capacités, étant donné qu’il avait une formation de base et d’autres formations dans l’encadrement des enfants, cela était possible. Il est donc certain que le Seigneur est au contrôle, il a utilisé plusieurs personnes pour rendre possible cette mission. Certains nous soutenaient dans la prière et la logistique à travers la mission EFF, d’autres financièrement en particulier Pierre ODDON de l’association diffusion de l’évangile (par l’intermédiaire de Willy Etienne DURON) pour nous permettre de payer le taxi et d’autres encore matériellement comme Jean Marc DOUFTA de l’association SECADUR, étant déjà bénis, qu’ils soient fortifiés à la gloire de Dieu.

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A cet effet nous avons touchés 2 583 élèves répartis dans 29 classes environs.

Notons qu’en présentant le programme ASR à un chef d’établissement, dans la plus part des cas, celui-ci donne son accord sur le champ mais il n’est pas prêt à financer le déplacement des animateurs. Pourtant le coût pour le matériel et le déplacement des animateurs s’élèvent à 2’000 XAF (3€) par élève-participant pour une année scolaire.

Les animateurs n’ont pas de salaire, nous travaillons avec ceux qui ont le fardeau ou du moins partagent cette vision. Au moins cherchons des soutiens pour leur permettre de se déplacer. Je continue à prier et à réfléchir pour trouver la bonne stratégie ; je demande au Seigneur de m’accorder le discernement pour trouver la bonne formule, avec le soutien de mes bien-aimés bien entendu.

Il est important de rappeler que j’ai été affecté à mon nouveau et 1er poste à 51 km de Yaoundé. Il faudra attendre 1, 2 ou 3 ans avant de percevoir mon premier salaire. Je devrais donc laisser derrière mois tout cet investissement pour aller m’installer avec ma famille à Yaoundé (située à 1 155 km de Mokolo !).

abra Heureusement que le Seigneur prévoit et planifie tout, il est merveilleux ! Avant la fin d’année, nous avions formé huit nouveaux animateurs dont quatre ont fait un stage sous ma supervision, deux sont en activités dans leurs établissements d’attache. Les 2 autres plus ou moins actifs (selon le canevas du programme ASR) diploont fait la restitution autour d’eux. Tous ces huit animateurs sont sous la responsabilité d’un comité local mis en place avant notre départ. Le comité local travail en collaboration avec le comité national ; même sur le plan humain, je ne suis pas seul dans ce vaste projet.

Pour dire qu’au lieu de voir le programme s’arrêter au contraire il s’est multiplié, Dieu soit loué !

mok6Comme chaque année nous démarrons les activités en octobre pour arrêter entre fin avril et début mai ; c’est exactement en moyenne 3 semaines par mois la 4e semaine étant réservée aux évaluations. C’est dire que pour cette année scolaire 2016/2017, les activités ont démarré. Après la première semaine, hier un animateur m’a déclaré : « Je suis émerveillé, je ne m’attendais pas à une telle interactivité, c’est vraiment passionnant ». Je lui ai répondu : « Tu découvriras encore davantage de choses… ».

Je compte sur la grâce du Seigneur pour fournir d’autres nouvelles le mois prochain.

 

Nouvelles : Camp de Guiwa


Par Willy & Véro (DURON)     


                     Yaoundé (CMR) le 6 septembre

C’est une joie pour nous de vous donner quelques nouvelles !

Nous, Willy & Véro, Abraham & Rachel et leurs Timothée Polycarpe & Pauline, avons été porté par vos prières ;  notre séjour à l’Est parmi les réfugiés centrafricains, a été bien rempli et nous avons vu la main de Dieu dans la façon dont nous avons pu respecter tous ce qui a été planifié, malgré la difficulté des déplacements dans cette période saturée par la rentrée scolaire.

Il y avait toujours un véhicule avec les places nécessaires au bon moment.

Bien sûr, une fois dans le véhicule, il faut « s’accrocher », les conditions de confort et de sécurités étant pour le moins « minimales » et  le voyage interminable en raison des multiples arrêts, la surcharge du véhicule et les multiples contrôles d’identité en raison de la lutte contre le terrorisme. Un peu spartiates aussi les conditions de vie à l’intérieur du camp de réfugiés où nous sommes arrivés avec le “nécessaire de base“ à savoir un matelas mousse, une moustiquaire, un seau et une lampe portative solaire.

La joie du partage fait vite oublier les petits désagréments, les témoignages des changements opérés depuis notre dernier passage par la parole de notre Dieu et la soif d’apprendre de nos frères et sœurs sont une motivation puissante.

Nous disions donc que notre programme a été bien rempli, Véronique avec les femmes (depuis février elles ont commencé le mouvement « Femmes de valeur »), Willy avec une douzaine de responsables, la première semaine avec la restitution de la formation VLC donnée en février et l’enseignement des enjeux de la parentalité, lors de la deuxième semaine, la formation ATP, les bases de la conduite d’entretiens pastoraux a enthousiasmé ces « pasteurs » sollicités par tant de personnes souffrant de stress post-traumatique et vivant des situations complexes suite aux séparations, déplacements et autres conséquences de la guerre.

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Quelle grâce aussi chaque matin de cette semaine de pouvoir apporter des sessions sur le thème de « Mieux communiquer »,  « Vivre et exprimer ses émotions », « Gérer les conflits » et « le pardon » à des responsables de la communauté musulmane.

Véro, avec les femmes traduite en Fufuldé par Pauline, et Willy traduit par Polycarpe accompagné chaque jour par deux pasteurs différents, émerveillés de découvrir les possibilités de ce dialogue.

Rachel a pu conduire des moments très animés avec les enfants et Abraham continuer les renforcement de capacité avec les jeunes formés avec le programme « Aimer Sans Regrets ».

En soirées, avec le matériel d’Audio Vie, nous avons projeté plusieurs films qui ont réunis plus largement les populations autour du message de l’évangile.

Nous sommes invités par les différentes communautés représentées à revenir dans six mois pour continuer le travail commencé.

Ils ont le désir d’être plus équipés pour retourner travailler à la reconstruction de leur pays, dès que la sécurité reviendra.

Et voilà, nous voici de retour sur Yaoundé où d’autres occupations nous retiennent pour une dizaine de jours et en particulier la mise en place des scénarios et répétitions des premières scènes du projet vidéo pour le programme « Aimer Sans Regrets ».

Toute l’équipe se joint à nous pour vous transmettre des salutations fraternelles du Cameroun.

 

Séminaire « Savoir Parler aux Couples » à Maroua


Par Abraham


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Compte rendu séminaire SPC Maroua

Le séminaire SPC de Maroua s’est bien déroulé du 12 au 14 août comme prévu, Dieu merci !

Contexte

Nous avons changé de lieu à la veille car les conditions n’étaient pas favorables.

Saaré Tabitha, par sa Directrice, nous a grandement ouvert ses portes et tous les participants étaient satisfaits. Comme nous l’avions mentionné sur les invitations, c’était un moment d’échange entre participants mais surtout un temps pour chaque couple… nous n’avions pas souvent eu ces moments, prendre du temps à deux pour discuter de notre couple ?! C’était vraiment agréable.

Objectifs

Pour moi les objectifs sont atteints dans la mesure où mes Timothée étaient présents. Dès le premier jour juste après la session sur la communication, le Pasteur Auguste SANDA me disait : « Il faut que les pasteurs aient cette formation, j’ai eu plusieurs cours sur la communication mais ce que tu as donné m’a ouvert les yeux, en fait j’ai tiré des leçons personnelles… »

Nous n’avons pas pour objectifs un jugement réciproque entre les conjoints mais une autoévaluation dont on pouvait mesurer la profondeur à partir de quelques indices. Il est vrai qu’au départ (le 1er jour) on voyait un doigt accusateur de chacun envers son conjoint mais de manière progressive, le contraire s’est produit… il me semble que chacun s’est remis en question.

Stratégie

Pour le rendez-vous de Maroua, nous étions 2 couples formateurs : les époux devaient enseigner et les épouses coordonner les journées et exécuter les autres tâches comme la louange et donner un coup de main à la cuisine aux heures de repas. Nous en tant que formateurs, nous basant sur nos expériences et autres, nous devions créer plus d’ambiance entre participants et surtout entre conjoints.

Dans la plage horaire, 15 à 20 minutes étaient consacrés à l’enseignement interactif et débat, 10 à 15 minutes à un exercice individuel et 25 à 30 minutes à la discussion en couple. Chaque session durait 2 heures, ce qui fait que chaque couple passait 40 à 60 minutes ensemble par session pour discuter des choses qui les concernent. Pour moi c’était un défi, un pari remporté en commençant par mon propre couple.

Impacts

Ce weekend a permis à chaque couple d’avoir passé du temps ensemble cette fois en couple Mari & Femme, tout prêt l’un de l’autre, pour discuter globalement pendant 4 à 6 heures. Pour être poli, j’avoue que ça fait très longtemps que nous n’avions eu ce genre de discussion. Chacun ne pouvait qu’extérioriser ce qu’il/elle ressentait, ainsi nous avons pu entendre :

« Ça veut dire que nous vivions dans l’ignorance ou dans l’erreur ».

« Le Seigneur m’a vraiment fait la grâce de participer à ce séminaire, merci à ceux qui nous ont invités et formés ».

« Il faut multiplier des moments comme celui-ci ».

Nous avons aussi été marqués par le couple Delphine et Romain-Rolland qui sortait de l’hôpital pour nous rejoindre. Delphine souffrait du palu et elle était sous injection/perfusion.

Perspectives

Certes il fallait commencer par savoir parler en couples cependant il faut aussi savoir parler aux autres couples. La meilleure façon de le faire c’est de le vivre dans son couple. A nos Timothée nous avons recommandé de transmettre aux autres ce qu’ils ont reçu et nous leur avons promis notre accompagnement. Il ne faudra pas attendre l’an prochain, il faudra reprendre tous vos exercices le mois prochain et faites-nous savoir ce que vous ressentirez et le changement observé.

Des réactions

À suivre …

En images…

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Camp de jeunes de Gouzda-Mokolo – 3 au 6 août 2016


Par Léon GUIYEKE, relecture Abraham


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Le camp de Gouzda s’est tenu du 03 au 06 Août 2016. Organisé par le département de
la jeunesse paroisse de Mokolo, ce camp a vu la participation d’environ 60 jeunes. Le thème retenu par le bureau était : « Aimer sans regret » exactement comme le nom du programme « Aimer Sans Regrets ». L’équipe de « Aimer Sans Regrets » sur place à Mokolo a ainsi été saisi pour donner ce programme d’éducation à l’abstinence et au développement du savoir être.

Mais il y a eu beaucoup de difficultés dans la communication avec les organisateurs du camp et au sein même du Comité. Malgré nos nombreuses réclamations, le programme du camp ne nous a été remis qu’à la veille du début du camp. Cette situation a mis l’équipe face à un dilemme.

Nous étions ballotés entre assister à un désordre organisé, et délaisser des jeunes assoiffés de la parole de vie. Après mure réflexion, l’équipe a finalement décidé d’y prendre part, considérant le manque de maturité des organisateurs et surtout le besoin au sein de la jeunesse en perte de repère. Par-dessus toute chose ce qui était considéré et recherché par l’équipe c’était la volonté et la Gloire de Dieu dans toutes les démarches.

L’équipe s’est déplacée pour Gouzda, situé à environ 10 kilomètres de Mokolo, le Jeudi 4 août à 7h 30. Mais à 1 Km de l’arrivée, nous avons été butés à une incompréhension avec les gendarmes chargés de la sécurité/contrôle routier. Après leur avoir fait part de l’expiration de l’assurance, ils ont décidé de mettre la moto en fourrière. Nous avons demandé qu’un document attestant que notre moto avait été saisie soit fourni. Mais ils n’en disposaient pas et n’ont pu délivré qu’une convocation. Il y a eu mésentente entre les deux gendarmes, l’un a voulu nous laisser et l’autre s’y est opposé. Cette situation a débouché sur la rétention de l’une de nos motos, chose curieuse, les autres qui ne disposaient d’aucun papier traversaient après avoir payé. C’est ce qui nous a valu une heure et demie environ sur notre programme…  Mais par la grâce de Dieu, la moto a été relâchée sur ordre du commandant, qui il me semble avait reçu un appel téléphonique d’un procureur de justice…

Le programme du Camp s’est bien déroulé et a été très apprécié des jeunes. Ces derniers n’avaient, pour la plupart jamais entendu parler d’ « Aimer Sans Regrets ». A la fin du camp, les participants ont appris quels sont les différents dangers auxquels l’on s’expose quand on se lance dans une activité sexuelle avant le mariage. Les conséquences physiques, émotionnelles, intellectuelles, académiques, spirituelles et éthiques ont été bien appréhendées des jeunes. Le choix de l’abstinence a confirmé l’appropriation par ces jeunes du programme et des objectifs de l’équipe d’ « Aimer Sans Regrets ».

Comme statistique, une dizaine de jeunes se sont convertis/repentis après un appel et 58 environ ont pris l’engagement de l’abstinence.

Nous rendons grâce à Dieu qui nous a utilisés pour apporter à cette jeunesse les clés d’une sexualité responsable et réussie.

Camp biblique régional du Plein évangile à Douala, 18-24 juillet


Par Abraham


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Contexte

C’est la sœur Alice qui connait bien le programme ASR qui a bien voulu que les ados de sa localité en bénéficient. ASR disposait d’au moins 3 jours (20-24 juillet) dans ce camp. Mais les choses ne se sont pas passées comme prévues. En collaboration avec Justin, le responsable du district de Akwa, il était question que je vienne mais le jour du lancement du camp, les organisateurs ont annulé ce programme faute de moyens de déplacement à mettre à ma disposition.

Toutes les choses concourent au bien de ceux qui aiment le Seigneur !

Dès le départ

A la veille de mon voyage je réfléchissais sur comment je devrais me rendre à Maroua le plus tôt possible. Je me rends à l’agence de voyage, c’est « jeudi propre », aucune activité n’est permise avant 10 heures. Un monsieur (de la croix rouge) m’interpelle pour me dire : « si vous voulez aller à Maroua, il y a une place dans ma voiture ». Sans hésiter on s’est mis en route car j’avais rendez-vous à Maroua à 8h pour espérer avoir un billet. Mais il fallait aussi passer par la banque : même chanson, c’est « jeudi propre », il faut attendre 10h. Mais je me suis retrouvé à l’intérieur, contre l’avis du chef d’avance, qui me dit que c’est le gouverneur qui a décidé. Je lui ai dit exactement sans trahir les agents qui m’ont fait passer car certains me connaissent. Je suis servi le premier(il n’y avait d’ailleurs personne d’autre).

J’ai appelé l’agence de voyage. Le temps d’arriver… on me dit que le billet est à 210’000 xaf et il me reste 1 heure ! J’ai refusé d’y aller pour attendre 1 heure et voir si ça devait changer. Quelques minutes plus tard, l’agent me dit qu’il a trouvé un billet à 154’450 xaf cette fois je suis allé payer car j’étais à quelques pas de lui. C’est un frère de ma communauté de Maroua.

Au camp

Pendant la projection de la vidéo, j’ai évalué à 200 le nombre des ados présents dans la grande salle. Ils participent vraiment, surtout parce que j’utilise leur langage et même comme vous le savez, ils n’ont pas l’occasion d’entendre ces choses bien qu’ils le souhaitent.

Les pré-ados font pression pour nous rejoindre mais les encadreurs leur disent que c’est pour ceux qui ont au moins 12 ans. Apparemment, certains souhaitaient avoir 13 ans pour la circonstance ! J’ai fait cette remarque à la pause, lorsqu’on a constaté que l’effectif avait augmenté.

En fait il y a 2 sections au moins : les enfants + pré-ados et les ados.

Un moniteur a dit au directeur du camp : « Le camp de cette année est extraordinaire, même si on a échoué au niveau d’autres problèmes, le programme ASR est venu combler le vide. »

Un des responsable m’a dit que c’est lui qui faisait blocage pour que je ne vienne pas. Mais heureusement qu’il a finalement accepté que je vienne rapidement. Il ne connaissait pas ce programme. Désormais c’est lui qui va convaincre les autres (il faisait allusion à ces collaborateurs et aux autres églises). Les responsables du district veulent chacun m’inviter pour les jeunes de leurs églises mais finalement ils ont compris que ce serait pour les moniteurs de leurs jeunes. Certains voulaient déjà prévoir un programme pour cet été mais je suis trop occupé. « Il faut rentrer et bien préparer la formation sur tous les plans avant que je ne vienne », leur disais-je.

Personnellement je pense que ma présence dans ce camp régional a permis de faire connaitre EFF dans cette ville. Ils m’ont toujours dit qu’il y a plus de besoins ici qu’ailleurs. Finalement, il faut dire que c’est la main de notre Dieu. En fait le Seigneur, nous a exaucé comme vous le savez d’ailleurs. C’est pour lui dire merci Seigneur !

Lors de l’appel à prendre l’engagement à l’abstinence, environ 172 ados se sont avancés à cet effet.

J’ai passé le reste du séjour chez la sœur Alice qui a joué le rôle principal dans cette mission à Douala. Que le Seigneur déverse sur elle ses multiples bénédictions. Merci aussi au frère Justin notre «Timothée» à Douala.

Le retour n’a pas été facile, le vol a été reprogrammé car les pilotes de la compagnie étaient en grève.

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